Quelques éléments de réflexion sur la non-mixité féministe

Lors de notre assemblée générale le 14 septembre 2017, nous avons débattu, avant d’élire un nouveau bureau, de la mixité ou de la non-mixité de ce bureau. Nos statuts n’imposent pas la non-mixité du bureau, mais celle-ci peut être débattue chaque année par les adhérent⋅es, en fonction des personnes présentes, des objectifs de l’association, de son organisation ou des problèmes rencontrés. Le consensus n’ayant pu être atteint, la non-mixité du bureau pour l’année 2017-2018 a été votée par 18 votes pour, 3 abstentions et 2 votes contre ; les 8 hommes cisgenres adhérents de notre association et présents à l’assemblée générale n’ont pas pris part au vote. Notre association demeure par ailleurs mixte, et les hommes cisgenres pourront régulièrement prendre part à l’organisation des actions et au travail associatif, comme tou⋅te⋅s les adhérent⋅es.

Pour poursuivre ces discussions et approfondir cette question, nous vous proposons quelques lectures :

1. Sur le principe et la pratique de la non-mixité :

– Plusieurs billets de Christine Delphy défendent l’importance de la non-mixité dans les luttes féministes contemporaines : « La non mixité, une nécessité politique » ou « Retrouver l’élan du féminisme ».

–  « La non-mixité, un outil politique indispensable » de Rokhaya Diallo et une interview de François Vergès sur la non-mixité afroféministe, « De l’utilité de la non-mixité dans le militantisme » écrit par Caroline de Haas dans le contexte de Nuit Debout, qui revient sur les débuts d’OLF

– Les synthèses de L’écho des sorcières et de Simonae sur la non-mixité féministe.

– Pour en savoir plus sur la pratique de la non-mixité féministe au début des années 70, vous pouvez lire l’article « La politique c’est la vie même » dans Le Torchon brûle (p. 22), le journal du MLF.

– L’article « La non-mixité comme métaphore » de Liliane Kandel dans Egalité entre les sexes : mixité et démocratie (en BU Diderot).

– « Les groupes de parole ou la triple concrétisation de l’utopie féministe » de Marion  Charpenel, article en ligne en accès réservé.

2. Sur la position des hommes dans les luttes féministes :

– L’article « Nos amis et nous » (1974-1975) de Christine Delphy est un texte essentiel en France malgré l’évolution importante du contexte militant.

– Le « Petit guide de dispowerment pour les hommes proféministes » de Francis Dupuis-Déri est à la fois une liste de conseils pour les hommes cis souhaitant participer aux actions militantes féministes et une problématisation des enjeux de leur participation.

– Une thèse (disponible en ligne) a été consacrée à cette question par Alban Jacquemart : « Les hommes dans les mouvements féministes français. Sociologie d’un engagement improbable »

– L’article de Léo Thiers-Vidal « De la masculinité à l’anti-masculinisme » dans Nouvelles Questions Féministes.

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Rentrée 2017-2018 : on reparle du consentement

Pour imprimer et afficher cette campagne dans votre fac, école, famille ou lieu de travail, c’est ici (format A3).

Pour cette rentrée, nous avons réédité notre campagne sur le consentement, avec des nouvelles couleurs. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur le consentement, mais nous proposons ici les bases !

Exhibitions et consentement (1)

Nouveauté cette année, nous avons décidé de faire un petit point sur la pratique de la nudité festive en milieu étudiant, en partant d’une définition large de l’exhibition (la définition légale étant très restreinte). Il s’agit notamment de rappeler que le consentement n’est pas engagé que lorsqu’il y a un contact physique. Nos conseils concernent surtout les soirées étudiantes, mais ils peuvent aussi s’appliquer à l’envoi non-consenti de photos d’organes génitaux par exemple.

Si votre lieu d’étude est concerné par des pratiques rituelles d’exhibitions, vous pouvez rappeler aux personnes concernées la loi, mais aussi proposer la mise en place d’un cadre de nudité consentie : prévoir par exemple lors d’une fête ou d’une soirée des horaires où la nudité est possible, ou bien un lieu spécifique, pour que chacun⋅e puisse profiter de la fête sans être exclu⋅e de fait par une nudité imposée. Soyez également attentif⋅ve au contexte général : pour que la nudité ne soit plus une pratique très majoritairement masculine et imposée, il faut une réflexion sur le regard porté sur les corps des femmes présentes, le contenu des chants festifs (souvent très sexistes) et le respect du consentement de chacun⋅e lors des fêtes.

Exhibitions et consentement

Pétition : Pas de programme d’agrégation de Lettres sans autrice

Les Salopettes se joignent à un collectif d’enseignant⋅es, d’étudiant⋅es et de citoyen⋅nes pour vous inviter à signer la pétition suivante, désormais en ligne sur le site Change :

L’an prochain, les agrégatives et agrégatifs de lettres classiques et de lettres modernes étudieront les auteurs français suivants pour le concours externe : Chrétien de Troyes, François Rabelais, Jean Racine, André Chénier, Gustave Flaubert et Nicolas Bouvier. Les agrégatives et agrégatifs de lettres modernes travailleront en outre sur un nouveau programme de littérature comparée, « Expériences de l’histoire, poétiques de la mémoire », rassemblant Joseph Conrad, António Lobo Antunes et Claude Simon, auquel s’ajoute l’ancien programme reconduit, « Formes de l’action poétique », avec René Char, Mahmoud Darwich et Frederico García Lorca.

Douze auteurs, aucune autrice, pour la neuvième fois au cours des vingt-cinq dernières années. C’était aussi le cas en 1997, en 1998, en 1999, en 2004, en 2007, en 2008, en 2009 et en 2016. En fait, depuis 1994, les programmes d’agrégation de lettres n’ont proposé que treize autrices : Marie de France et Christine de Pizan, Marguerite de Navarre et Louise Labé, Madame de Sévigné, Madame de Staël, Marguerite Duras et Marguerite Yourcenar pour les programmes de littérature française ; Nathalie Sarraute, Anna Akhmatova, Mary Shelley, Virginia Woolf et Sarah Kane pour les programmes de littérature comparée. Contre 223 auteurs (certains revenant régulièrement), que nous éviterons d’énumérer. Soit une autrice pour 17 auteurs : bref, trop peu.

Certes, les autrices sont moins nombreuses pour des raisons historiques et sociales. On dit que les femmes ont dû attendre leur émancipation au XXe siècle pour pouvoir écrire – mais pourquoi dans ce cas, y a-t-il autant d’autrices du XXe siècle dans le programme de littérature française que d’autrices du XVIe siècle ? En dépit de ces justifications, la constitution d’un canon littéraire demeure un processus politique1, auquel continue de participer le concours de l’agrégation en proposant aux agrégatives et aux agrégatifs des programmes de douze auteurs masculins, programmes censés, par leur souci de variété chronologique, générique, géographique et linguistique, leur présenter un échantillon plus ou moins représentatif de la littérature.

Les enjeux de la représentation des autrices dans les programmes d’agrégation sont pourtant nombreux : ils sont symboliques, car que retenir de ces programmes exclusivement masculins sinon que les femmes ne sont pas capables de produire des œuvres dignes d’être étudiées ? Ils concernent la recherche, l’édition et l’accessibilité de certains textes anciens (citons ceux de Christine de Pisan) ; ils ont trait à l’enseignement des œuvres dans le secondaire et dans le supérieur, puisque les œuvres au programme de l’agrégation sont souvent reprises dans des cours ultérieurs de tous niveaux. L’étude et la connaissance d’œuvres d’autrices, du contexte et des conditions dans lesquelles les femmes ont écrit au cours des siècles doit faire partie de la formation des enseignant⋅e⋅s à l’égalité de genre, et cette formation ne peut être cantonnée hors de leur discipline2.

Nous appelons l’ensemble des personnes qui jouent un rôle dans la conception et la sélection des œuvres au programme à prendre conscience de ces enjeux. Il est évident que dans d’autres disciplines, ce problème est posé lors de la conception des programmes. Ainsi pour l’agrégation d’anglais, dont le programme ne comporte que cinq œuvres de tronc commun, avec deux œuvres supplémentaires en option, s’il est arrivé qu’il n’y ait aucune autrice au cours des dix dernières années, on en compte régulièrement une, deux ou trois en tronc commun. Cela n’est pas simplement possible parce que les autrices anglophones seraient plus nombreuses, mais aussi parce qu’un travail critique de fond sur le canon a été mené dans les pays anglophones.

Nous demandons donc que la question de la représentation des autrices dans le programme d’agrégation fasse partie des préoccupations des président⋅e⋅s de jury au moment de la sélection définitive des programmes, que la nécessité de faire étudier des autrices soit explicitée auprès des concepteurs et conceptrices des programmes, et qu’une concertation ait lieu au moment où le choix des œuvres est arrêté, afin qu’il n’y ait plus de programme d’agrégation sans aucune autrice, aussi bien pour l’agrégation de lettres classiques que pour l’agrégation de lettres modernes.

Nous souhaiterions en outre qu’une autrice soit présente au moins dans l’un des deux programmes de littérature comparée pour l’agrégation de lettres modernes. Nous restons conscient⋅e⋅s de la difficulté à élaborer un programme intéressant et adapté à l’agrégation à partir de contraintes multiples, et nous considérons que les enjeux de la représentation de domaines linguistiques ou culturels moins étudiés sont également importants, mais la présence d’autrices au programme n’est pas incompatible avec cette diversité, comme l’a par exemple montré le programme « Permanence de la poésie épique au XXe siècle » (Akhmatova, Hikmet, Neruda et Césaire). Le fait de formuler cet enjeu en amont au sein de la Société Française de Littérature Générale et Comparée pourrait ainsi éviter qu’à chaque fois qu’un programme a pour objet principal les femmes, toutes les œuvres soient écrites par des hommes, comme cela était le cas pour les programmes « Poètes de l’amour » (Ovide, Pétrarque, Shakespeare et Goethe), « Comédie et héroïsme féminin » (Aristophane, Shakespeare, Molière et Goldoni) ou « Destinées féminines dans le contexte du naturalisme européen » (Zola, Hardy et Fontane).

1. Christine Planté, « La place des femmes dans l’histoire littéraire : annexe, ou point de départ d’une relecture critique? », Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 103, 2003.

Michèle Touret, « Où sont-elles ? Que font-elles ? La place des femmes dans l’histoire littéraire. Un point de vue de vingtiémiste », Fabula-LhT, n° 7, « Y a-t-il une histoire littéraire des femmes ? », avril 2010

Saba Bahar, Valérie Cossy, « Le canon en question : l’objet littéraire dans le sillage des mouvements féministes », Nouvelles Questions Féministes. vol. 22, 2003, p. 4-12.

2. Le rapport « Faire des personnels enseignants et d’éducation les moteurs de l’apprentissage et de l’expérience de l’égalité » du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes recommande notamment de « faire de l’égalité filles-garçons une connaissance requise pour l’obtention des diplômes d’enseignant⋅e⋅s » et d’ « intégrer l’égalité filles-garçons dans les programmes des concours, tant sur le plan transversal que disciplinaire ».

Liste des premier⋅e⋅s signataires (la liste est actualisée chaque jour) :

Associations ou institutions :

Action Radicale Féministe, association féministe de l’ENS Ulm
Brigade des Actions Féministes en Faveur de l’Egalité, collectif féministe de l’université Paris-Sorbonne
– Les Salopettes, Association féministe de l’ENS de Lyon

Enseignant⋅es, étudiant⋅es et citoyen⋅nes :

Marine Achard-Martino, professeure agrégée de Lettres classiques
Bruno Aebischer, professeur agrégé, enseignant à l’Université de Franche-Comté (PRAG), préparateur à l’agrégation interne et externe (de mathématiques)
– Viviane Albenga, MCF en sociologie, IUT Bordeaux Montaigne spécialité « Métiers du livre »
Isabelle Albertini, agrégée de Lettres modernes, formatrice académique, membre du jury du Capes
– Tsandnie Alibay, étudiante en LLCER anglais
– Sarah Al-Matary, maîtresse de conférence en littérature française, université Lyon 2, agrégée de lettres modernes
Marta Álvarez, enseignante de littérature
– Audrey Alwett, autrice
– Estelle Anceau, étudiante L3 lettres modernes / anglais à Paris IV
Nella Arambasin, MCF HDR en littérature comparée, Université de Bourgogne Franche-Comté
Flora Arnoult
Léa Archimbaud, étudiante en anglais LLCE
Marc Arino, maître de conférences, Université La Réunion
Caroline d’Atabekian, professeure de français, formatrice, fondatrice de WebLettres
Carole Attuil, professeure des écoles, conseillère municipale à Vandoeuvre-lès-Nancy
Nicolas Auvray, élève de l’ENS de Lyon, agrégé de physique
– Raphaël Baptiste, blogger
– Christine Baron, enseignante, Université de Poitiers, jury d’agrégation
– Sandra Barrère, chargée de mission égalité filles-garçons au rectorat de l’académie de Bordeaux
Pascale Barthélémy, enseignant-chercheure en histoire contemporaine, ENS de Lyon
Amandine Bastié-Francioni, étudiante en psychologie interculturelle – Université Toulouse II Le Mirail.
– Maëva Bayeron
Eléonore de Beaumont, élève de l’ENS de Lyon, agrégative de lettres modernes
Camille Bellenger, élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
– Clarisse Bensaïd, professeure certifiée de Lettres Modernes
Johan Benisty, élève à la Sorbonne en L1 philosophie/sociologie
Sereine Berlottier, autrice, conservatrice de bibliothèque
Timothée Bernard
– Marion Bernard, agrégée de philosophie
– Valérie Bernatet, artiste
– Claudine Bertaux, professeure agrégée de lettres classiques
– Manon Berthier, étudiante de lettres modernes/anglais, université Paris-Sorbonne
Amandine Berton-Schmitt, Chargée de mission Egalité
– Jodie Lou Bessonnet, élève de l’ENS de Lyon, future agrégative de Lettres Modernes
Isabelle Bétemps, maîtresse de conférence en littérature française du Moyen Age, Université de Rouen, agrégée de Lettres Modernes, chargée de cours d’agrégation
– Hervé Bismuth, enseignant-chercheur en Littérature française à Dijon, préparateur à l’agrégation 2018
Charlotte Blanc, étudiante en géographie
Bruno Blanckeman, professeur de Littérature Française XXe/XXIe siècles, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, agrégé de Lettres Modernes, enseignant de cours d’agrégation, ancien président du jury du CAPES externe de Lettres
– Agnès Blesch, doctorante en littérature française, Université Paris 8, agrégée de Lettres modernes
– Domitille Blesch, étudiante en droit
Romain Bleunven, agrégatif à l’Université Paris-Sorbonne
Sandra Boehringer, maîtresse de conférences en histoire grecque (Université de Strasbourg), agrégée de Lettres classiques
– Oristelle Bonis, éditrice (Éditions iXe)
Chloé Bories, L3 étudiante en Lettres Modernes
– Odile Boubakeur, historienne de l’art, Réunion des musées nationaux, Société française d’archéologie
Yaël Boublil, professeure formatrice académique (Paris)
– Marie Lucie Bougon, professeur certifié de lettres modernes
Emilie Bouvard, conservatrice du patrimoine, agrégée de Lettres Modernes
– Ann-Lys Bourgognon, ancienne élève de l’ENS Lyon, doctorante en anglais à l’Université du Havre, agrégée d’anglais
Vincent Bordignon, journaliste, écrivain
– Alison Bottelin, professeure des écoles
– Anouk Bottero, ancienne élève de l’ENS de Lyon, doctorante à l’université Paris-Sorbonne, agrégée d’anglais
– Samuel Boury, élève de l’ENS de Lyon, agrégé de physique
Elisa Bricco, Università di Genova (Italie), professeur associé de littérature française
– Virginie Brinker, MCF Littératures francophones à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté
Sarah Brun, docteure en littérature comparée, agrégée de Lettres modernes
– Bénédicte Brandet
– Guillaume Bridet
, professeur de littérature française (université de Bourgogne-Franche-Comté), agrégé de lettres modernes, en charge du cours d’agrégation, membre du jury de l’agrégation externe de lettres modernes (2007-2011).
– Marjorie Broussin, professeure agrégée, doctorante en littérature du XVIe siècle
– Benjamin Brundu-Gonzalez, étudiant en sociologie, élève de l’ENS de Lyon
– Léa Buatois, élève de l’ENS de Lyon
– Flavia Bujor, agrégée de lettres modernes, doctorante en littérature générale et comparée (Université Rennes 2)
Valérie Cabessa, agrégée de Lettres modernes
Elsa Caboche, doctorante en littérature comparée (Université de Poitiers), ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
– Marlaine Cacouault-Bitaud, professeure émérite de sociologie
– Nicole Cadène, chercheuse en histoire
Françoise Cahen, professeure agrégée de lettres modernes
– Maria Candea, enseignante, linguiste
Marine Carcanague, agrégée d’histoire, doctorante en histoire moderne
– Noémi Carrique-Mouette, ancienne élève de l’ENS, agrégée de lettres modernes, doctorante, professeur de français au collège
Sandrine Caroff-Urfer, agrégée de lettres modernes, docteure en littérature française, enseignante dans le secondaire et le supérieur
– Maëlys Carré, professeure agrégée d’anglais
Thibault Catel, agrégé de Lettres modernes, docteur en littérature française, ATER à l’Université de Bourgogne
Marion Caudebec, doctorante en lettres modernes
Sophie Cellarius, professeure agrégée de Lettres Modernes
Sylvie Chaperon, agrégée d’histoire, professeure des universités
– Nicolas Chapuis, étudiant en physique à l’ENS de Paris
– Arthur Charlet, élève de l’ENS de Lyon
– Christelle Charmier, ancienne étudiante de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
Clémence Charrier, étudiante en master à l’IFP
Chloé Chaudet, agrégée de lettres modernes, docteure en littérature comparée
Yannick Chevalier, vice-président Egalité et Vie citoyenne, Lyon 2, MCF Grammaire et stylistique, agrégé de lettres modernes
– Leïla Cherfaoui, agrégative en lettres modernes
– Adèle Chevrier, élève de l’ENS de Lyon
Eleonore Chimello, enseignante certifiée dans le secondaire, agrégative.
Jean Cléder, maître de conférences en littérature comparée, université Rennes 2, agrégé de lettres modernes
Michèle Clément, professeure de littérature française, Université Lyon 2
Bruno Clément, professeur, département Littérature française et littérature francophone, Université Paris 8
– Carole Clotis, professeur de Lettres modernes, auteur
Claire Colard, agrégative de Lettres Modernes
– Marie Collins, comédienne, philologie romane à l’ULB
Ostiane Courau, agrégée de philosophie
– Zoé Courtois, agrégative de Lettres Modernes
Joanne Cot, professeure agrégée de lettres modernes
– Sarah-Anaïs Crevier Goulet
– Clémentine Daligault, étudiante en psychologie
– Marie-Charlotte Damasco, agrégative en lettres modernes
Danièle D’Antoni, agent artistique
Evelyne D’Auzac de Lamartine, professeur honoraire des Universités, agrégée d’Anglais, docteure d’état, ancien membre du jury d’agrégation
– Coralie David, docteure en Lettres modernes
Nathalie De Biasi, professeur agrégé d’anglais
– Yohann Deguin, doctorant en littérature française, agrégé de lettres modernes
Marie Delacroix, ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée de russe.
Laurent Demanze, enseignant de cours d’agrégation à l’ENS de Lyon
– Christian Denker, enseignant à l’Université de Bourgogne, enseignant pour l’agrégation en Philosophie
Lucien Derainne, doctorant, agrégé de lettres modernes.
Christine Détrez, PU sociologie, ENS de Lyon
– Jeanne Devautour, élève de l’ENS de Lyon
Marianne Di Benedetto, élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
Victoire Diethelm, professeure agrégée de lettres modernes
Victoire de Dieuleveult, psychologue
Marie-Noëlle Diverchy, agrégative de Lettres Classiques
– Audrey Ducloux, agrégée de Sciences de la Vie et de la Terre
– François-Ronan Dubois, agrégé de Lettres Modernes, chercheur en littérature française et francophone, traducteur, Université de Grenoble-Alpes
– Pauline Dubois Dahl, étudiante en linguistique (Paris IV)
– Jean-Jil Duchamps
Louis Dubost, doctorant en Histoire, ancien élève de l’ENS de Lyon
– Chloé Dubost, étudiante à l’ENS, future doctorante en Arts de la scène
Sylvia Duverger, journaliste, auteure du blog Féministes en tous genres
Amandine Eliès, agrégative
– Claire Engel, metteuse en scène et comédienne
Jean-Paul Engélibert, professeur de littérature comparée (Bordeaux-Montaigne), agrégé de lettres modernes, préparateur (concours 2018).
Morgan Eschler, étudiante en philosophie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de lettres modernes à Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
Cécile Especel, facilitatrice et coach agile
– Maryse Eude, libraire
– Valentine Eutrope
– Aurore Evain, historienne, metteuse en scène, autrice
– Catherine Fauche, directrice de publication de la Revue de la vie scolaire
Valérie Favre, doctorante en littérature anglophone, agrégée d’anglais
– Céline Fédou, professeure documentaliste (Lyon)
– Johanna Felter, professeure agrégée d’anglais, ancienne élève de l’ENS de Lyon
– Nicole Fernandez Ferrer, déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Paris
Vincent Ferré, professeur de littératures comparées, ancien membre du jury de l’agrégation externe de lettres modernes (2005-2009), Université Paris Est Créteil
– Olivier Ferret, préparateur occasionnel aux agrégations externes et internes de Lettres et de Grammaire
– Jean-Baptiste Flamin, traducteur littéraire
– Christine Fontanini,
 Professeure en Sciences de l’éducation
– Chloé Fortune, agrégative de Lettres Modernes
– Leslie-Anne Foulon
Genevieve Fraisse, directrice de recherche émérite CNRS philosophie
Pauline Franchini, ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes, doctorante en littérature comparée, Université de Bourgogne Franche-Comté
– Nicolas Fréry, agrégatif de Lettres modernes
Nathalie Froloff, MCF à l’université de Tours (IUT), agrégée de Lettres modernes
Pierre-Yves Gallard, docteur en langue et littérature françaises, agrégé de Lettres modernes
– Olivier Gallet, maître de conférences en Littérature française à l’Université Paris-Sorbonne
Gwendoline Galou, pharmacien, adjointe au maire à Laval (53)
Hajer Gam
Henri Garric, professeur de littérature comparée, Université de Bourgogne France-Comté
Manon Garcia, normalienne, agrégée de philosophie, doctorante en philosophie
Adrien Gautier, élève de l’ENS de Lyon, futur agrégatif de lettres modernes
Alexandre Gefen, agrégé de lettres modernes, chercheur au CNRS
– Sophie Geoffroy, professeure des universités, spécialiste de Littérature anglophone, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université de La Réunion
Louise Gerbier
– Laurène Gervasi, agrégée de Lettres modernes, docteur en littérature française du XVIIe siècle, professeure en lycée
– Cindy Gervolino, élève de l’ENS Lyon, future agrégative de Lettres Modernes
Sarah Ghelam, étudiante en lettres
– Hala Ghosn, metteuse en scène, autrice
Laurence Giavarini, MCF à l’université de Bourgogne, responsable de la préparation aux agrégation interne et externe de Lettres modernes
Margaret Gillespie, MCF en littérature anglophone, Université de Bourgogne Franche-Comté
Marie-Chanel Gillier, voyagiste
Coline Gineste, étudiante en M2 de philosophie, éthique du soin
Florence Godeau, E.C.

Odile Goerg, professeure Histoire Université Paris Diderot, ex-membre du jury d’écrit de l’agrégation
Carine Goutaland, enseignante, INSA de Lyon, agrégée de Lettres modernes
– Anne Grand d’Esnon, élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
– Béatrice Guéna, MCF à l’Université de Bourgogne, agrégée de Lettres modernes, enseignante à l’agrégation et membre du jury
– Chantal Guérinot, professeur des écoles
– Anaïs Guilet, MCF en Lettres modernes et en SIC, Université Savoie-Mont Blanc
Geneviève Guilpain, Professeure de philosophie, formatrice à l’ESPE de Créteil-UPEC
Charlotte Guiot, agrégative de lettres modernnes
– Bernard Gwladys, Maîtresse de conférences en histoire ancienne, université de Paris 8
Tina Harpin, maîtresse de conférence en littérature comparée, Université de Guyane, agrégée de Lettres modernes
Jean Hartleyb, sociologue, enseignant en écoles de communication
Megan Hughes, étudiante en lettres à l’ENS de Lyon
Katia Huynh, agrégative de Lettres modernes
Anne-Charlotte Husson, ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
Delphine Imbert, professeure agrégée de lettres modernes
– Nina Iseni, étudiante en LLCE Anglais
– Louis-Pascal Jacquemons, inspecteur d’académie, agrégé d’Histoire, enseignant à Sciences Po Paris (préparation à l’Agrégation Externe d’Histoire)
– Jean-Louis Jeannelle, professeur à l’université de Rouen, agrégé de lettres modernes
Olivia Jerkovic, agrégative
Caroline Jouneau-Sion, professeure d’histoire-géographie
– Morgane Kalfa, agrégative de Lettres modernes
– Laura Kasprzak, étudiante en Lettres
Layla Kiefel, élève de l’ENS de Lyon, agrégative d’allemand
– Margaux Knittel, comédienne
Aurélie Knüfer, maître de conférences en philosophie à l’Université Paul-Valéry (Montpellier)
Louise Krauth, professeure certifiée de Lettres Modernes
Anne Kreis, traductrice
Charlotte Lacoste, MCF en Langue et Littérature françaises (Université de Lorraine), agrégée de Lettres modernes
– Jean-Michel Lacour, agrégé
– Augustin Laëthier, agrégatif de lettres modernes à Paris IV
– Blanche-Flore Laizé
Karine Lambert, MCF (Nice), agrégée
Marine Lambolez, étudiante en éducation à l’ENS de Lyon
– Apostolos Lampropoulos, professeur de littérature comparée, Université Bordeaux Montaigne
Nadège Landon, doctorante en littérature française, agrégée de lettres modernes
Beate Langenbruch, Maîtresse de conférences en Littérature française (Moyen Âge) à l’ENS de Lyon, préparatrice dans la formation d’agrégation, docteure et agrégée de Lettres Modernes
Corinne Laquieze, libraire
– Anne Larue, Professeure de littérature comparée, agrégée de lettres et ayant formé des agrégé⋅es
– Marion Lata, doctorante en littérature comparée (Université Paris 3 -Sorbonne Nouvelle), ancienne élève de l’ENS Ulm, agrégée de lettres modernes
– Laurie Laufer, professeure à Paris Diderot
Lucie Launay, étudiante en lettres modernes à Paris IV
Célia Le Blainvaux, agrégative à Paris Sorbonne
– Justine Le Floc’h, agrégée de lettres modernes
Richard Legay, doctorant en Histoire contemporaine
– Marie Le Guern-Herry, agrégative en allemand
Nadine Le Meur, MCF en langue et littérature grecques à l’ENS de Lyon, préparatrice à l’agrégation de Lettres Classiques
– Valérie Le Meur, enseignante féministe
– Marie-Françoise Lemonnier-Delpy, professeure de littérature française, Université de Picardie, agrégée de lettres modernes
Sylviane Leoni, PR littérature française, Université Bourgogne Franche-Comté, agrégée et enseignante de cours d’agrégation
Corto Le Perron, agrégatif d’histoire, ENS de Lyon
Florine Leplâtre, agrégée de lettres modernes
– Anne-Cécile Le Ribeuz – Koenig, maître de conférences, Langue et littérature françaises du Moyen Age, Université de La Réunion
Irène Le Roy Ladurie, doctorante en littérature comparée à l’Université de Bourgogne, agrégée de lettres modernes
Corinne Le Sergent, agrégée de lettres classiques
Evelyne Lloze, professeure de littératures françaises et francophones du XXe, agrégée de Lettres, Université Jean Monnet, Saint-Etienne
Gaëlle Loisel, MCF en littérature comparée, Université Clermont Auvergne
Florence Lotterie, PR littérature 18e siècle, Paris-Diderot, préparatrice d’agrégation un an sur deux
– Éric Lysøe, professeur de littérature comparée à l’Université Clermont-Auvergne
Christopher Madec, élève de l’ENS de Lyon, agrégatif en sciences physiques
Valérie Magdelaine, maîtresse de conférences en littérature française et littératures francophones, Université de La Réunion, agrégée de Lettres modernes
Fanny Margras, agrégative de lettres modernes
Florence Maheas, retraitée de la fonction publique, citoyenne engagée
Mathilde de Maistre, ancienne élève de l’ENS de Lyon, professeure agrégée de Lettres modernes
– Sirine Majdi-Vichot, élève de l’ENS de Lyon
Jérémie Majorel, maître de conférences en Lettres modernes à l’Université Lumière Lyon 2
Fanny Maillet, étudiante en Histoire de l’Art & Sociologie.
Delphine Maître, agrégative
– Macha Matalaev, agrégative à l’université Paris-Sorbonne
– Sarah Mallah, normalienne (lettres modernes)
Lola Marcault-Derouard, agrégative de lettres modernes
– Anna-Livia Marchaison, agrégative de Lettres Modernes, Université Paris Diderot-Paris 7
– Héléna Marienské, professeure agrégée de Lettres Modernes, romancière
Anne-Claire Marpeau, doctorante de Littérature comparée, ENS Lyon/UBC Vancouver, agrégée de lettres modernes
– Élise Martin, étudiante en géographie à l’ENS de Lyon, future agrégative de géographie
– Anaïs Martin, doctorante en anthropologie à l’EHESS Marseille, diplômée de Sciences Po Aix
Charles Mathé-Dumaine
Pierre Mathieu, agrégé de lettres modernes
– Estelle Mayet, professeure formatrice académique (Grenoble)
– Margaux Martin, étudiante en L3 d’histoire
Jean-Luc Martine, maître de conférences, Université de Bourgogne Franche-Comté
Judith Mayer, professeure certifiée de Lettres Modernes, enseignante en sciences de l’information et de la communication, Université Paris 13
– Catherine Mazauric, PR de littérature contemporaine d’expression française, agrégée de Lettres modernes, Aix-Marseille Université
– Daniel Meharg, élève de l’ENS de Lyon, agrégé d’anglais
– Denis Mellier, professeur de littérature comparée à l’université de Poitiers
Marie Mengotti, doctorante en démographie
Vincent Message, maître de conférences en littérature générale et comparée, agrégé d’allemand, Université Paris 8 Saint-Denis
– Suzel Meyer, doctorante en littérature comparée à l’Université de Strasbourg
Lucy Michel, docteure en linguistique française, agrégée de lettres modernes
Guillaume Milet, doctorant en littérature française, agrégé de lettres modernes
Catherine Milkovitch-Rioux, professeure de littérature de langue française, université Clermont Auvergne
Françoise Mingot, éditrice et auteur-compositrice-interprète, professeur agrégée en retraite
– Christine Mongenot, enseignante-chercheuse
– Chloë Montgermont, étudiante en master d’histoire, université Paris-Sorbonne
– Anna-Livia Morand, doctorante en latin, agrégée de Lettres classiques
Emmanuelle Morel, agrégée de grammaire
– Elvire Munoz
– Célimène Murielle, Professeure des écoles spécialisée
Elise Naceur, élève de l’ENS de Lyon, future agrégative d’anglais
Magali Nachtergael, maîtresse de conférences en littérature française, culture et arts contemporains, Université Paris 13, agrégée de lettres modernes
– Jean-Pierre Narboni, médecin gynécologue
– Carolina Nascimento, étudiante en science politique à l’ENS de Lyon
Catherine Nasser, formatrice, coach
– Angeline Nies-Berger, L3 LEMA
– Estelle Noukhkhaly, élève de l’ENS de Lyon, future agrégative de lettres modernes
Claire Nunn
– Norma Olivares, chargée de communication
Katia Ouriachi, ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes
– Esther Papaud, agrégée en lettres modernes, enseignante de français en collège
– Eric Paul
Anne Paupert, MCF en Langue et Littérature française (Moyen Âge) à Paris 7, enseignante de cours d’agrégation (littérature médiévale), docteure et agrégée de Lettres Modernes
Yolaine Parisot, MCF HDR littératures francophones et comparées Université Rennes 2, ancien membre du jury de l’agrégation interne (2011-2015), membre du jury de l’agrégation externe

– Marie-Dominique Parisot, certifiée de Lettres modernes et future agrégative
Blandine Pélissier, metteuse en scène, traductrice de théâtre
– Adeline Péry, agrégée de lettres classiques
Julia Peslier, MCF en littérature comparée, Université de Bourgogne Franche-Comté
Aurélia Peyrical, ancienne de l’ENS (Paris), agrégée de philosophie, doctorante contractuelle à l’université Paris-Nanterre
Diana Pham Huu, gestionnaire sinistres
– Pierre-Elie Pichot, doctorant à l’université Paris III Sorbonne Nouvelle, ancien élève de l’ENS de Lyon, agrégé de lettres modernes
Malaurie Pilatte, élève de l’ENS de Lyon, agrégée d’anglais
Clara Pividori, élève de l’ENS de Lyon
Christine Planté, professeure émérite de littérature française
– Charline Pluvinet, maîtresse de conférences en littérature comparée, Université Rennes 2, agrégée de Lettres Modernes
– Françoise Poulet, MCF à l’Université Bordeaux Montaigne
– Antoine Poupon, agrégatif de lettres classiques, Université Paris-Sorbonne
Marie Portier, agrégative
Hugo Prager, doctorant en physique
– Lissell Quiroz, historienne
– Heritiana Ranaivoson, chercheur, agrégé (en économie et gestion)
– Adrien Rannaud, stagiaire postdoctoral (Université de Sherbrooke)
Jeanne Ravaute, étudiante à l’ENS de Lyon, future agrégative de Lettres Classiques
– Agnès Rees, maître de conférences en langue et littérature françaises, Université Toulouse-Jean Jaurès, enseignante pour l’agrégation de Lettres Modernes
– Matthieu Remy, enseignant-chercheur, agrégé de lettres modernes
Estelle Renaud, agrégative en biologie et géologie
Juliette Rennes, sociologue, EHESS
– Rosalie Rieffel, professeure certifiée de lettres modernes
Marie Rimelen, étudiante en droit à Sciences Po
– Marie-Isabel Rojo, artisane
– Sandrine Roskovec, Déléguée médicale
– Michèle Roubinet-Loup, Responsable d’associations pour les droits des femmes
Emmanuelle Rougé, doctorante en littérature comparée à l’Université de Bourgogne Franche-Comté, agrégée de lettres classiques
– Emilie Ruch, agrégée de Lettres classiques, doctorante en Langues et littératures anciennes à l’Université de Bourgogne Franche-Comté
Lionel Ruffel, professeur de littérature générale et comparée et de création littéraire, agrégé de lettres modernes
– Jérémy Sagnier, élève de l’ENS de Lyon, agrégatif en lettres modernes
Muriel Salle, maîtresse de conférences en histoire, agrégée d’histoire
– Alix Sallê, éditrice
Melanie Slaviero, agrégative de lettres modernes
– Corinne Saminadayar-Perrin, professeure en Littérature française à l’université Paul-Valéry, Montpellier 3
Judith Sarfati Lanter, maître de conférences
– Aurore Sasportes, élève de l’ENS de Lyon, agrégative d’espagnol
– Auriane Scache, élève de l’ENS de Lyon
– Mona Scheuer-Rothan
Sylvie Schweitzer, professeure d’histoire contemporaine, Lyon 2
– Uzam Sebinwa
Lucas Serol, agrégatif de Lettres Modernes à l’ENS de Lyon
– Isabelle Severin
Elora Seyeux, agrégative de lettres modernes, Université Paris Nanterre
Hugues Sheeren, professeur de français langue étrangère, Italie
– Laureline Siguret
Bianca Silvestri, autrice
– Agnese Silvestri, professeure associée de Littérature Française à l’Université de Salerne (Italie )
– Elora Simart
– Juliette Simon, agrégative de Lettres modernes
Lola Sinoimeri, élève de l’ENS de Lyon, future agrégative de lettres modernes
– Julia Sinoimeri
Marie Six
Agathe Sobreiro
Selma Soltani, bibliothécaire, licenciée de lettres modernes Strasbourg 2
– Seynabou Sonko
Léa Sonney, agrégative, certifiée de lettres modernes
– Matthias Soubise, élève de l’ENS de Lyon, futur agrégatif de lettres modernes
Alain Sportiello, comédien.
Simon Stawski, ancien élève de l’ENS de Lyon, agrégé de lettres modernes, doctorant en littérature française, Université de Bourgogne Franche-Comté
– Françoise Sylvos, Professeur des Universités, Lettres modernes, Université de La Réunion
Marina Tailpied, chargée de projets dans l’automobile, citoyenne féministe engagée
Caroline Tambareau, enseignante
Johanna Tasset, élève de l’ENS de Lyon, agrégative de lettres modernes
Diane Tenneroni, étudiante en lettres modernes/anglais à la Sorbonne
Gaëlle Théval, agrégée de Lettres Modernes, ancienne élève de l’ENS de Lyon
Marina Tomé, comédienne, autrice, metteuse en scène
Anne Tomiche, professeure de littérature comparée, Université Paris-Sorbonne, agrégée de lettres modernes, membre des jurys d’agrégation (1998-2010), enseignante de cours d’agrégation
Manuella Tort, étudiante 3e année en Soins infirmiers
Maxime Triquenaux, doctorant en littérature française, ancien élève de l’ENS de Lyon, agrégé de lettres modernes
Caroline Trotot, MCF Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Vice-présidente adjointe recherche.
Annie Tschirhart, maître de conférence émérite sciences de l’Education
Aurore Turbiau, agrégative en lettres modernes
– Blanche Turck, élève à l’ENS de Lyon, M1 Lettres modernes, future agrégative
– Marguerite Valcin, élève de l’ENS de Lyon, agrégative de géographie
Christine Vallat, ex-bibliothécaire
Mireille Vallat, bibliothécaire
Cécile Van den Avenne, maîtresse de conférence en sciences du langage, ENS de Lyon, agrégée de grammaire, enseignante de cours d’agrégation (langue française)
Renée Ventresque, professeur émérite de littérature française, Montpellier III, agrégée de lettres classiques
– Maguelone Verdier, sage-femme
Thomas Veret, agrégatif de lettres modernes
Anne Verjus, directrice de recherche au CNRS
– Cyril Vettorato, maître de conférences à l’ENS de Lyon, agrégé de lettres modernes, responsable de la formation d’agrégation à l’ENS de Lyon
Eliane Viennot, professeure émérite de littérature de la Renaissance à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne), longtemps chargée du cours d’agrégation
Jeanne Viès
Jean Vignes, professeur de littérature française de la Renaissance, Directeur de l’UFR LAC, responsable de la préparation à l’agrégation de lettres à l’Univ. Paris Diderot, ancien membre du jury de l’interne et de l’externe de Lettres modernes
Fernanda Vilar, docteur en littérature comparée Université Paris X, ancienne lectrice de l’ENS
– Astrid Waliszek, écrivaine
Zoe Wible, élève de l’ENS de Lyon, agrégée d’anglais
Perrine Ysé Guérin, élève de l’ENS de Lyon
Marie-Jeanne Zenetti, Maîtresse de conférence en littérature française, Université Lyon 2, agrégée de Lettres modernes
Axelle Zuretti, étudiante en khâgne

Communiqué du collectif PhilosophEs

Nous relayons ici le communiqué du collectif PhilosophEs.

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Le CNRS proposait cette année 5 postes de chercheurs en philosophie, littérature et sciences de l’art. À l’issue des auditions, les résultats d’admissibilité viennent d’être rendus publics : les 5 candidats classés en liste principale sont des hommes, choisis à partir d’un vivier de 224 candidat-e-s composé de 46% de femmes. 5 postes, 5 hommes.  

Parmi les sciences humaines et sociales, la philosophie a longtemps détenu le triste record du privilège masculin. Ces dernières années, nous constations que cette tendance s’inversait : le ratio femme-homme dans les recrutements se rapprochait des proportions rencontrées dans les candidatures, tant au CNRS (chargé-e-s de recherche) que dans les universités (maître-sse-s de conférences). Soulignons, en outre, qu’au CNRS la section 35 du Comité national, chargée du recrutement, comprend aussi les sciences philologiques et les sciences de l’art, où la présence féminine est traditionnellement plus élevée qu’en philosophie.

Que s’est-il donc passé en 2017 ? 46% des candidat-e-s déclaré-e-s aptes à concourir, c’est-à-dire doté-e-s des titres et travaux requis pour les concours, étaient des femmes. Le fameux « plafond de verre » a un peu commencé à s’abaisser pour la phase d’audition : 40% des candidat-e-s admis à l’audition étaient des femmes. Mais à l’issue des délibérations du jury, le verre du plafond s’est transformé en béton armé : 100% des candidats classés sur listes principales sont des hommes.

Cela faisait bien longtemps qu’on n’avait plus vu un résultat aussi affligeant au CNRS. Nous demandons donc : après plusieurs années de recrutement équilibré, les 104 candidates de 2017 ont-elles soudain failli ? Ou ont-elles déplu au jury (pour des raisons qui ont davantage trait à leur genre qu’à leurs « compétences »)?

Nous savions que les femmes étaient les principales victimes de la raréfaction des recrutements dans la recherche et l’enseignement supérieur. Au CNRS, le jury de philosophie, philologie et sciences de l’art vient d’en donner une preuve caricaturale. Nous ne pensons pas que les combats puissent se séparer, et c’est de front que nous luttons pour le développement de l’emploi scientifique des femmes et la fin du sexisme académique.

Nous, philosophes et femmes, rassemblées en collectif, avons confiance dans l’engagement du CNRS pour la parité entre femmes et hommes. Nous attendons donc que l’organisme prenne des mesures opérationnelles pour accroître le nombre de femmes dans la communauté scientifique et pour ne pas décourager les jeunes chercheuses qui souhaitent s’engager dans les carrières de recherche.

Collectif PhilosopheEs

Relations abusives et violences au sein du couple

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Vous pouvez télécharger et imprimer l’affiche en format A3.

* Les Salopettes cherchent d’abord à sensibiliser et informer les étudiant⋅es de l’ENS de Lyon sur les problématiques féministes. Il s’agit d’un public jeune, en général sans enfants, et plutôt privilégié socialement et économiquement. Cela explique l’absence dans cette affiche de deux dimensions majeures des relations abusives et des violences au sein du couple : les violences économiques (contrôle des ressources financières, appropriation des revenus, pressions pour abandonner un travail…) et l’utilisation des enfants pour maintenir la situation d’abus ou de violence (menaces de représailles, culpabilisation, …).

Plus d’informations sur les violences au sein du couple sur le site du ministères des droits des femmes (contacts, associations, informations juridiques, …).

Campagne d’information « santé sexuelle » des Salopettes

Les Salopettes lancent une campagne d’information et de prévention autour des thématiques liées à la santé sexuelle (contraception, protection et dépistage, hygiène et douleurs, IVG). Nous espérons que ces informations profiteront à tou⋅te⋅s. 

Pour voir la campagne en haute résolution, avec des liens cliquables, c’est ici.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez adapter cette campagne pour une autre ville, une autre école ou un autre cadre qui impliquerait des modifications, pour obtenir le fichier source.

La liste participative de soignant⋅e⋅s élaborée collaborativement par les Salopettes n’engage ni l’ENS de Lyon, ni les soignant⋅e⋅s de son service de médecine préventive.

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Compte-rendu de l’atelier « Œuvres et violences sexuelles »

L’atelier « Œuvres et violences sexuelles. Enjeux éthiques, pédagogiques et littéraires d’enseignement » a réuni le 4 novembre 2016 à l’ENS de Lyon une trentaine de participant⋅e⋅s, dont plusieurs enseignant⋅e⋅s et doctorant⋅e⋅s. En début d’atelier, des pistes de réflexion ont été lancées, puis la discussion s’est déroulée de façon très libre. Certain⋅e⋅s participant⋅e⋅s avaient préparé des exemples précis qui ont été convoqués au cours de la conversation. Ce compte-rendu modifie en partie l’ordre des interventions pour regrouper thématiquement les discussions. Les textes évoqués sont disponibles ici.

Genèse du projet

M.R., enseignante, rappelle le contexte dans lequel le projet a émergé : l’année d’agrégation de lettres modernes 2015-2016 avait suscité des discussions autour d’œuvres au programme qui évoquaient des viols, donnant lieu à la rédaction d’une série de trois billets, dont ceux de M.T. et d’A.G.E., sur la question de l’anachronisme dans l’abord de textes anciens en littérature et en histoire, à la fois d’un point de vue de recherche et d’enseignement.

A.G.E., étudiante, a continué à réfléchir à cette question à partir de Ronsard [1], puis a essayé de réunir de témoignages d’ancien⋅ne⋅s élèves sur leurs expériences de classe [2], et de rassembler des ressources bibliographiques sur la question, avec un certain nombre de réflexions d’universitaires en lettres classiques aux États-Unis, dans un contexte américain où la question des violences sexuelles est très discutée depuis peu sur les campus. L’atelier résulte d’une volonté de replacer la question en contexte français.

M.T., doctorant, relève la convergence des réflexions qui ont abouti à la rédaction des billets, avec des perspectives pourtant variées : perspective institutionnelle du concours pour une pièce de Beaumarchais, qui prenait en compte la contrainte de l’agrégation [3] ; la recherche historique dans le cas des viols conjugaux au XIXe siècle [4] ; la spécificité de l’enseignement de la littérature du XVIIIe siècle pour M.T., avec son rapport à l’amour, la séduction, et la question des violences sexuelles qui n’est pas très très claire chez les dixhuitiémistes [5].

Prise de conscience et émergence d’un problème

M.R. note qu’il y a toujours cette crainte de produire une analyse « anachronique », trop « subjective », en particulier avec la contrainte des concours. M.R. insiste sur le fait que sa génération a été formée à une sorte de regard très pacificateur qui permet de faire tout passer sans attirer d’indignation. Il est alors possible d’enseigner la mythologie avec une sorte d’évidence, évidence de la culture du viol comme comportement des dieux et des déesses dans l’Antiquité, sans que cela semble problématique de raconter cela à des adolescent⋅e⋅s très jeunes : les histoires de Jupiter qui « séduit » par le rapt, l’effraction violente ou douce (Danaé).

M.R. a commencé à se poser cette question, en prenant conscience que ce n’est pas si évident que cela, et a retrouvé cette question avec les Amours de Ronsard en agrégation en tant qu’enseignante, puisque Ronsard a un rapport privilégié à la mythologie, qui constitue un réservoir d’imaginaire et de fantasmes masculins dans lequel se projette le poète. Elle s’étonne elle-même d’avoir enseigné ces textes de nombreuses années sans forcément les considérer comme problématiques. Pour autant, que fait-on de cela, dans l’enseignement ?

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Atelier de réflexion sur l’enseignement d’œuvres représentant des violences sexuelles

Nous voudrions initier cette année une réflexion collective et suivie sur la question de l’enseignement, en classe, d’œuvres qui représentent des violences sexistes ou sexuelles (en particulier, la représentation de viols, mais aussi d’agressions sexuelles, de harcèlement, de violences conjugales, … qu’elles concernent des femmes, des hommes, ou des enfants). En échangeant entre étudiant⋅e⋅s et enseignant⋅e⋅s, nous avons en effet constaté que beaucoup ressentent un certain malaise et des difficultés pour aborder ce type de textes, mais que cette question avait rarement l’occasion d’être discutée collectivement, d’un point de vue éthique, pédagogique et littéraire.

Nous souhaiterions donc créer un cadre pour faciliter cette réflexion, à partir d’échanges entre enseignant⋅e⋅s et étudiant⋅e⋅s (souvent futur⋅e⋅s enseignant⋅e⋅s) : par exemple, comment enseigner des récits mythologiques imprégnés par la culture du viol à une classe de 6è ? Comment éviter l’euphémisme face aux Liaisons dangereuses ? Comment aborder ces textes face à des élèves peut-être eux-mêmes victimes de violences ? Comment prendre en compte la distance culturelle ou historique inhérente à certaines oeuvres ?

Cette réflexion prendra deux formes :

– un atelier de discussion à l’ENS qui se tiendra le vendredi 4 novembre 2016, à partir de 17h, en salle F05.

Nous proposons à chacun⋅e d’apporter un ou plusieurs textes qui lui semblent particulièrement intéressants pour mener cette réflexion, ou bien avec lesquels il ou elle a rencontré des difficultés. Notre réflexion portera sur des textes canoniques ou moins canoniques, susceptibles d’être enseignés dans le secondaire ou dans l’enseignement supérieur. Elle intégrera toutes les littératures (littérature française et francophone, littératures antiques, littératures de langue étrangère) et toutes les formes de productions culturelles faisant l’objet d’un enseignement (peinture, cinéma, etc.). Il peut s’agir d’oeuvres qui mettent en évidence la violence des faits décrits, ou qui, au contraire, la traitent sur un mode plus problématique (érotisation, humour, euphémisation, …). Vous pouvez bien sûr également participer à l’atelier sans apporter de texte.

Si vous ne pouvez pas être présent⋅e, nous vous proposons d’envoyer un texte qui pourrait enrichir la réflexion, accompagné d’un commentaire, que nous intégrerons au compte-rendu de cet atelier.

– un groupe de travail plus restreint chargé de rédiger une brochure de quelques pages, proposant des conseils pratiques pour les enseignant⋅e⋅s.

Projection-débat « Un racisme à peine voilé »

L’atelier s’est appuyé sur la projection (partielle) d’un documentaire réalisé en 2004, Un racisme à peine voilé, qui retrace les différentes « affaires du voile » jusqu’à son interdiction à l’école. La discussion a pris la forme d’un débat, encadré par les interventions de deux militantes:

  • Nargesse Bibimoune : militante, porte le voile depuis l’âge de 11 ans. L’islamophobie qu’elle subit la conduit à devenir militante anti-raciste féministe.
  • Jamilla Farah : militante au CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie).

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Introduction de Jamilla Farah

En France, il existe une polémique autour du terme islamophobie, polémique qui n’existe pas dans les études anglo-saxonnes. Ainsi, s’opposent ceux qui conscientisent ce mal social, et ceux, parmi les politiques et les intellectuels, qui refusent ce vocable, en arguant notamment d’une utilisation fallacieuse dans le sens d’un refus de la critique de la religion musulmane. C’est pourquoi définir l’islamophobie est important car il faut maîtriser le terme pour mieux maîtriser le problème. L’islamophobie touche majoritairement les femmes, qui représentent plus de 70% des cas d’agressions islamophobes.

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