Atelier « Sexismes à l’ENS? »

Pour notre premier événement, nous avons souhaité entendre les expériences et les points de vue de chacun.e sur les thèmes des sexismes à l’ENS. Nous avons donc divisé l’atelier en trois temps:

  • Les participant­.e­.s ont d’abord été invité­.e­.s à donner des exemples d’expériences de sexisme ou de comportements sexistes au sein de l’ENS, sur des papiers affichés ensuite sur les murs de la salle.
  • Nous nous sommes ensuite réparti.e.s en trois groupes, et avons débattu du thème de l’atelier.
  • Dans un troisième temps, une personne par groupe a rapporté les discussions auprès de l’ensemble des participant.e.s, et nous avons poursuivi la discussion plus spécifiquement sur les enjeux de cet atelier et sur les actions possibles d’une association féministe à l’ENS.

L’atelier a rassemblé une cinquantaine de personnes, essentiellement des étudiant.e­.s, avec une légère majorité de filles. Les modératrices ont noté une répartition inégale de la parole en faveur des hommes présents, avec ponctuellement une monopolisation de la parole par certains participants.

Nous reproduisons et résumons les débats et les témoignages sans commentaires de notre part. Des membres de l’association sont parfois intervenues pour marquer personnellement leur désaccord, mais leurs propos sont reproduits au même titre que les autres. Les arguments ou définitions transcrites sont donc le reflet du travail collectif de l’atelier et des échanges (les expressions comme « il faudrait », « il faut » dans ce compte-rendu relèvent donc du discours rapporté).

Petits papiers: témoignages, expériences et réflexions

Regards et remarques déplacés

‐ Remarques d’un prof sur le physique.
‐ Remarques des professeurs ; comportements différents en fonction des élèves.
‐ Attention, différences de certains profs (hommes) ciblées sur les femmes : remarques sur leurs jambes.
‐ On m’a rapporté des exemples de sexisme de prof à élève : remarques déplacées ; comportements différents selon le genre de l’interlocuteur; en cours ou en dehors.
‐ Avoir eu des remarques déplacées en L3 de la part de certains.
‐ Un étudiant féministe qui remarque que « quand même, les corps des femmes vieillissent plus mal que ceux des hommes ».
‐ Les filles « doivent » se mettre en jupe/robe au Gala, sinon on considère qu’elles sont mal habillées… Sexisme ?

Sous-­représentation des femmes dans les équipes de l’ENS

‐ L’inégalité de répartition des postes universitaires selon les genres et la sous‐représentation des femmes dans la direction des départements.
‐ Un directeur de département, très fier : « nous aurons un nouveau professeur à la rentrée, et c’est une femme ! ».
‐ Une seule prof femme dans le département (doctorante).
‐ Dans la section philo par exemple, on n’a presque que des profs masculins.
‐ En philosophie, la place des femmes n’est pas tellement dans le panthéon des auteurs, pas tellement parmi les commentateurs, ni dans le « groupe de tête de classe », mais alors où ? Pourtant, l’impression d’être quasi  50/50%.
‐ Simple remarque, même si ce n’est pas sur du sexisme explicite : l’ensemble de l’équipe technique du bâtiment recherche à Monod est composée d’hommes, sauf sa partie administrative, où l’on a exclusivement quatre femmes…

Sous­-représentation des femmes dans les classes à l’ENS

‐ Le sexisme à l’ENS, comme à l’université, régit le choix des disciplines. Régulièrement, les promos de lettres sont à dominante féminine, la proportion s’inverse en faveur des hommes en sciences humaines et sociales.
‐ Ambiance étudiante parfois lourde : filles très minoritaires dans ma promo, ambiance masculine fatigante (pas tant par le sexisme que par la solitude).
‐ En physique, maths, info, peu de femmes.
‐ Sachant que la prépa littéraire est (quand même) majoritairement féminine, le ratio gars/filles plus équilibré à l’ENS n’est‐il pas surprenant ? Il faudrait avoir des stats pour vérifier, mais la question d’une discrimination genrée lors des oraux (consciente ou non) peut se poser.

La prise de parole

‐ Question de la répartition de la parole homme/femme (tendance des hommes à prendre plus souvent la parole,  à couper la parole).
‐ Parole souvent monopolisée par les garçons lors des débats d’idées.
‐ Ce qui me semble le plus marquant, sans que je pense qu’il s’agisse d’une forme consciente ou institutionnalisée de sexisme : la différence immense de prise de parole entre les filles (qui commence par: « je  n’ai pas compris ») et certains garçons, qui monopolisent la parole avec beaucoup d’assurance – et une pertinence variable.
‐ Les élèves masculins semblent beaucoup plus affirmés que les filles à poser des questions, surtout de doctrine, et manière de les poser.
‐ Sentiment qu’une valeur plus grande est accordée à la parole des garçons dans le cadre d’un cours. Davantage traités comme des égaux par les enseignants.

Mise en question d’un objet d’étude

‐ Avoir fait l’objet de remarques déplacées lorsque j’étudiais la prostitution en L3 de la part de certains profs.
‐ Remise en cause d’un sujet de recherche (sur le genre) par un prof.
‐ Femme à qui on fait des remarques sur son mémoire/terrain genré.

Des corpus sexistes ?

‐ Quand tu passes l’agrégation de lettres, que les douze auteurs sont des hommes et qu’en plus certains sont misogynes ou sexistes.
‐ Auteur que tu étudies en cours, qui explique que les petites filles doivent apprendre à beaucoup sourire.
‐ Quand tu étudies un texte qui décrit un viol, mais que le mot n’est jamais prononcé pendant le cours.
‐ Comment réagir à la lecture d’interprétations misogynes ou sexistes de textes littéraires ?

Le sentiment d’illégitimité

‐ De manière générale, à l’entrée à l’ENS, les filles disent souvent « j’ai eu de la chance », les garçons « j’ai bien  bossé » ou « je suis doué ».
‐ Être traitée de « mec » par mon prof d’éco suite à ma réussite au concours car « les filles sont normalement nulles en économie ».
‐ Est‐ce sexiste ? Pousser les femmes à candidater sur le site de département informatique: « Toute demande provenant d’une femme sera appréciée » (pas exact exact).
‐ À plusieurs reprises, j’ai pu remarquer que certains professeurs‐chercheurs de Monod, lors d’une explication physique, à mon binôme et moi‐même, ne me regardent pratiquement pas, ils fixent mon camarade masculin en parlant, comme s’il était naturellement plus à même de comprendre.
‐ Lors d’une visite de labo, un chercheur en rhéologie des fluides nous présente différents gels / mousses… « Vous serez plus intéressée par ces crèmes (?) Mademoiselle, tous vos produits de beauté en contiennent » (je n’en utilise aucune). Plus tard : « en revanche, ça, ce n’est pas pour vous, c’est du sérieux : de la mousse à raser ! » [rire gras de 5 minutes, fier de sa blague].
‐ Syndrome de l’imposteur accru (clichés renvoyés par la société difficiles à ignorer).
‐ Propension de nombreuses élèves « filles » à développer un « complexe d’infériorité ».
‐ Remarques selon lesquelles j’ai des bons résultats à cause de mon sexe, où selon lesquelles je ne devrais pas être dans cette classe.

À propos des agressions sexuelles

‐ Cas ponctuel d’attouchements.
‐ Blagues sur le viol par des potes et chef de chœur.
‐ Après une relation abusive, ton ex est en cours avec toi…

Se heurter au refus des identités non­-binaires

‐ En cours, on s’est moqué de l’idée qu’il y a des gens qui ne se considèrent ni homme ni femme.
‐ J’ai voulu faire passer des colles au lycée des Minimes cette année. L’administration m’a écarté du groupe parce que je portais du vernis, qui est plus pour moi que de la cosmétique.
‐ Quand j’écris, surtout à d’autres personnes à l’ENS, j’ose rarement utiliser la grammaire non binaire, qui me convient mieux que le pronom « il ».

Dans le milieu associatif de l’ENS

‐ Lors de la prise de décision dans certaines associations, il semble plus simple de faire valoir son opinion lorsqu’on est un homme.
‐ Les hommes se mettent à nu lors des soirées ; les filles non (ou très rarement). Sexisme ?
‐ Attitude sexiste lors de Club’ouf.
‐ Objectivation des femmes sur certaines affiches ou dans certaines chansons.

Autour du sport

‐ Regards dans la salle de sport.
‐ Salle de sport Descartes (aménagement des deux salles).
‐ « Toute façon les filles, vous n’avez aucune conscience de votre corps » (un prof de sport).

Autour du féminisme

‐ Je ne peux pas dire simplement « je suis féministe » sans devoir me justifier et tourner la chose en dérision pour ne pas passer pour « une hystérique ».
‐ Simones souvent moquées.
‐ On dit que les réunions féministes font trop peur.
‐ Peut‐on blaguer sur le genre ?
‐ Galanterie ou politesse ?

Le sexisme illustré par la langue

‐ « Cette salope d’Isabelle », un exemple grammatical anodin ?
‐ Être surnommée « baraque à frites » par ses potes car on est « chaude ».
‐ « Adel ? C’est un prénom de fille ? ».

L’ENS comme lieu protégé

‐ Je suis une fille, et je n’ai jamais rencontré une attitude sexiste dans cette école. Le seul problème que je peux identifier est un sentiment de « domination intellectuelle » de la part de certains enseignants hommes, d’où l’impression de n’être absolument pas à la hauteur et l’impossibilité de participer dans ces cours.
‐ Pour un homme étudiant à l’ENS, les formes de sexisme sont, je trouve, plus discrètes que par ailleurs. D’où l’intérêt de cette démarche d’expression ?
‐ Je viens d’arriver à l’ENS, et je n’ai pas encore été touché par le sexisme dans l’école elle‐même [plutôt dans des bars et des boîtes de nuits].

Le sexisme aux abords de l’ENS

‐ (Merci le projet Crocodile <3) Durant un trajet en bus (pour aller à l’ENS) : je suis assise, j’écoute de la musique. Un homme s’assoit à côté de moi et pose sa main sur ma cuisse dans le plus grand des calmes. J’en parle parce que même si j’étais terrorisée sur le coup, je suis fière de ma réaction : j’ai gueulé le plus fort possible « MONSIEUR, ENLEVEZ VOTRE MAIN DE MA CUISSE ». Il est descendu à l’arrêt suivant.

Synthèse collective

1. Le premier groupe de discussion a abordé :

la question de l’humour. Comment réagir face à remarques sexistes ou racistes ? Il semble difficile de ne pas passer pour une hystérique et d’affirmer ce qu’on pense sans se mettre en colère.

le problème de l’autocensure. La question de la légitimité des femmes, qui est revenue dans de nombreux papiers, serait peut‐être due à une absence de modèle dans les départements où il y a peu ou pas de femmes. Dans la mesure où il s’agit bien d’une réalité structurelle il est fondamental de ne pas culpabiliser les femmes qui en sont victimes (bannir les « prends la parole », « affirme‐toi »).

la sous­-représentation des femmes dans les départements de sciences exactes et expérimentales. En maths ou en informatique, la faible minorité féminine est apparemment dure à vivre, il faudrait que les femmes s’organisent.

les agressions sexuelles à l’ENS. Le phénomène remet en question la perception de l’ENS comme lieu protégé. Ce lieu cacherait peut‐être une triste réalité ?

2. Le deuxième groupe a évoqué :

la galanterie. Qu’est‐ce qui relève de la galanterie ? Qu’est‐ce qui relève de la politesse ? Il est difficile de tracer une frontière entre les deux gestes. Une solution est trouvée à travers l’idée de réciprocité : quand c’est régulier, quand c’est quelqu’un qu’on connaît, quand la personne fait la même chose en retour, on est alors dans le domaine de la politesse.

la nudité. Beaucoup de filles considèrent la nudité, dans les soirées de l’ENS, comme de l’exhibition et, partant, comme des agressions sexuelles. En outre, elles ne peuvent pas faire la même chose. Il est important de considérer ce  problème et de le reconnaître comme une forme d’oppression, même s’ils/elles n’ont pas trouvé de solutions.

les phénomènes d’invisibilisation au sein de l’ENS. La sous‐représentation des femmes dans les milieux universitaires est évidente. Travailler sur des autrices (et non pas des auteurs) peut poser problème, notamment en philosophie et en lettres. La solution de la communication, de l’expression est proposée : le premier pas serait d’oser en parler, de le dire, de ne pas ne pas intérioriser des discours qui peuvent se retourner contre soi. Une autre forme d’invisibilisation est évoquée: le refus de tout signe ou identité qui remettrait en cause la stricte binarité homme/femme.

3. Le troisième groupe de discussion n’a pas véritablement abordé la question du sexisme à l’ENS mais plusieurs thèmes :

la répartition de l’espace et de la parole. Tous les garçons s’étaient installés d’un côté dans la salle. La parole masculine, même quand elle n’est pas prépondérante, oriente systématiquement le débat.

l’éducation et la socialisation

la définition du sexisme. Cette définition a été considérée comme difficile à établir. Il a été dit que le sexisme était de l’ordre du ressenti ; qu’il pouvait s’agir d’une expérience personnelle mais qu’elle était identifiée comme quelque chose de social, de structurel. Une personne a proposer de s’en tenir à une définition du sexisme assez simple, comme discrimination envers les femmes, qui permettrait de mettre tout le monde d’accord.

la culpabilité masculine. Certains hommes se sentiraient coupables d’être hommes. Si ces hommes se posent la question du caractère sexiste de leur comportement, cela signifie peut‐être que cette question mérite d’être posée.

le lien entre social et intime

le sexisme venant des femmes. Les filles, elles aussi, peuvent tout à fait être sexistes.

l’ENS comme lieu protégé. Une personne a trouvé l’endroit plus protégé qu’ailleurs. Le risque de minimisation des discriminations a été évoqué.

les discriminations propres au féminisme. Une personne a dit que le féminisme, à plus forte raison le féminisme dans le sein de l’ENS, pouvait être considéré comme élitiste, et donc lui aussi discriminant. Une autre personne a répondu que le féminisme auquel elle s’identifiait ne se pensait pas en termes de hiérarchisation de classes.

Débat en grand groupe

La transcription des prises de parole a suscité une remarque, dans un groupe, sur les deux colonnes (hommes/femmes) dans lesquelles les interventions étaient notées. L’idée est émise de faire un tour de table pour demander aux participant.e.s à quel genre ils/elles s’identifient, avant de commencer le débat. Il est important de dépasser les catégories et pour ça, il faut peut‐être les casser d’emblée en contexte militant.

Féminisme d’idée ou féminisme d’action?

Auquel l’association s’identifie‐t‐elle ? Ce qui compte, est‐ce que c’est de trouver les réponses à « qu’est‐ce que le sexisme » ? Est‐ce qu’il n’est pas plus important d’identifier ou de combattre des actions par des actions ?

L’association des Salopettes et les anciennes Simone se placent (ou se plaçaient) du côté du militantisme,  puisque le laboratoire GENERE prend en charge l’aspect universitaire (les études de genre). Il est intéressant de s’attacher au quotidien. Des textes permettent d’analyser sexisme, mais ce sont les micro‐choses qui permettent de prendre conscience. La réunion d’expériences constitue déjà une forme militantisme, puisque cela implique de reconnaître les situations.

Quelqu’un a­-t­-il pris conscience d’une attitude sexiste qu’il n’identifiait pas comme telle auparavant?

Absence de réponses, significative pour quelqu’un : ce silence signifierait que l’on discute entre converti.e.s. On  conseille à l’association d’orienter le débat vers un point plus précis pour qu’il y ait un public plus diversifié.

Le terme de « converti.e.s » fait débat: certain.e.s disent qu’il évoque une secte, une religion, et que les choses ne se pensent pas en noir et blanc ; on peut en plus être converti.e à plusieurs niveaux ; et la discussion entre « converti.e.s » n’est pas pour autant inutile puisqu’elle peut accroître le sentiment de légitimité des féministes à parler autour de soi et qu’elle crée des espaces de discussion où l’on n’est pas obligé.e de se justifier, ni d’expliquer ses positions. Même si on est entre « convaincu.e.s », cela peut permettre de réfléchir plus loin, sans avoir à expliquer les bases.

La combinaison de deux actions ‐ aller voir les néophytes et se réunir entre personnes qui se connaissent déjà – sont importantes. Peut‐être en outre qu’il y a une forme de naïveté à se dire que des gens réticents viendraient.

Finalement, des participant.e.s affirment que l’atelier a permis à une visibilisation d’expériences dont certain.e.s n’avaient pas forcément conscience, et que le fait qu’il n’y ait pas eu de consensus sur ce qu’était le sexisme nuance l’idée d’une assemblée de « converti.e.s ».

Que se passera-­t-il après l’événement ?

Un retour, sous forme de compte rendu anonyme, sera fait par l’association, et diffusé largement afin de toucher le plus grand nombre de personnes possibles à l’ENS.

Une personne souligne qu’elle avait l’illusion que l’ENS était assez protégée, d’où le sexisme était banni. Cette personne dit qu’elle a pris conscience que ce n’était pas le cas.

Que faire face à des comportements concrets ?

Sexisme en soirée, dans les chansons, dans les remarques de tous les jours… Peut‐on faire autre chose que d’en parler ? Qu’est‐ce qu’on peut faire de concret ?

C’est là l’intérêt de se réunir : on se sent souvent seul.e quand on est féministe. Cela fait du bien à certain.e.s de voir que des gens se sentent concernés, c’est beau de voir qu’on n’est pas tout.e seul.e. Les réflexions menées au sein des ateliers ont fait apparaître des solutions. Toutefois, le but premier de la  réunion n’était pas forcément d’avoir de solutions concrètes. L’association avait prévu d’élaborer des actions notamment grâce aux expériences évoquées au cours de la réunion. L’association a d’ailleurs déjà commencé à mettre en place des outils très concrets, comme une liste de soignant.e.s bienveillant.e.s sur Lyon assurant un suivi gynécologique.

Une personne rappelle la nécessité de parler de « sensibilisé.e.s » plus que de « converti.e.s ». Le féminisme, selon elle, apparaît en effet bien souvent comme une exception parmi l’indifférence qui elle est la normalité. Dire qu’on est « converti.e. » revient à nous ostraciser nous‐mêmes. Les actions peuvent être compliquées parce que ça peut être diffus : on ne sait pas forcément par où commencer, surtout quand le mot féminisme fait peur. C’est déjà bien que des gens plus ou moins féministes, qui ne se  définissent pas forcément comme tel.le.s, puissent se voir et en parler.

À propos des actions concrètes, une personne évoque la sensibilisation : tous les gens présents sont maintenant « au courant », et les exemples vus au mur peuvent être transformés en comportements individuels. Dans la mesure où on est né dans un environnement sexiste, le sexisme est difficile à arracher de nous‐mêmes. On peut le dire, le formuler et avoir l’exigence, vis‐à‐vis de soi‐même, de transmettre ce qu’on a appris des autres et ce qu’on a appris de soi‐même.

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