Atelier-lecture: Travail, politique sociale: quel apport de la critique féministe?

L’événement a pris place dans le cadre des cafés-citoyens du collectif Réflexe, et s’est déroulé dans la salle F01, occupée par des étudiant-e-s. Le débat a pris la forme d’un atelier-lecture en collaboration: chaque personne recevait une partie d’un ouvrage, le résumait pour les autres et proposait des prolongements ou des objections. L’ouvrage qui a servi de support, Le féminisme pour changer la société, est un petit ouvrage collectif publié par Attac et la fondation Copernic en 2013.

Problématiques générales

On aborde traditionnellement la question du travail et des inégalités sociales à partir de la critique marxiste, articulée autour des notions de salariat et de capitalisme. La théorie féministe matérialiste, à partir des années 70, enrichit (et dans une certaine mesure, conteste) cette théorisation marxiste en analysant un autre système d’exploitation et d’oppression: le patriarcat. La critique féministe, à cet égard, permet de repenser radicalement la notion de travail et la politique sociale de l’Etat, en soulevant de nouvelles questions:

Qu’est-ce que le travail? Des tâches effectuées gratuitement sont-elles un travail? Existe-t-il un travail reproductif ou un travail sexuel? Quel lien y a-t-il entre la valorisation (et la rétribution) de certaines tâches et le genre des personnes qui les effectuent? Qu’est-ce que la « vie privée »? Comment calculer le temps de travail? Pourquoi une politique sociale censée lutter contre les inégalités s’appuie-t-elle sur l’unité de la famille plutôt que sur celle de l’individu? Comment questionner les rapports de pouvoir au sein de la famille? Faut-il créer des crèches pour libérer les femmes? Que compense ou non une « pension alimentaire »? etc.

Nous partirons du postulat que l’intérêt du féminisme ne se limite pas à la revendication d’une égalité entre hommes et femmes, mais que sa force critique est beaucoup plus large et subversive à l’égard de l’organisation économique et sociale.

Lecture: Le féminisme pour changer la société

I. Du besoin de crèches au renouveau de l’État social [accès à l’emploi]

Lorsque ce n’est pas précisé, les affirmations proviennent de l’ouvrage. Elle n’engagent ni l’association Les Salopettes ni les participant-e-s de l’atelier: les propos de l’ouvrage sont là pour servir de support à la réflexion et être débattus.

Pour s’émanciper il faut avoir un travail et de l’argent : pourquoi les femmes travaillent-elles moins que les hommes et se retirent-elles plus facilement du marché du travail? Les femmes ont des contraintes vis-à-vis des enfants ou des parents, avec une contrainte sociale qui leur donne la responsabilité.

Les femmes vont préférer se retirer du travail ou travailler à temps partiel, rester au foyer. Ex : allocation parentale d’éducation (qui finance en partie le congé parental), versée à 98 % des femmes alors que cela s’adresse aux deux parents. Le taux d’activité des mères qui pouvaient la toucher a beaucoup diminué.

Il y a ensuite une difficulté à réintégrer le marché du travail. Ce sont les femmes les plus précaires qui vivent le plus ce retrait et cette difficulté.

Comment faire pour régler le problème ? Il faut des structures d’accueil pour les enfants et les personnes âgées. Mais elles tendent à être privatisées.

Que fait-on de la question des assistantes maternelles, directement employées par les particuliers ? L’emploi est subventionné par des déductions fiscales, qui bénéficient donc aux foyers les plus riches.

Il faut donc repenser le modèle de la prise en charge des proches dépendants. On a tendance à penser que c’est une inclination naturelle de s’occuper des enfants ou des personnes âgées : il faut repenser ça, pour reconsidérer les métiers liés à ces soins. Proposition : droit opposable à la garde, comme dans certains pays.

L’État social est très inégalitaire : l’État-providence a été pensé sur le modèle homme salarié / femme au foyer. On pense alors en termes de droits généraux (en fait pour les hommes) et droits dérivés (spécifiques aux femmes). On a donc un problème avec des retraites très faibles pour les femmes. Il faut donc repenser ce modèle familial traditionnel, qui ne prend pas en compte les nouveaux modèles familiaux.

On relève le problème du quotient conjugal, qui fait que les femmes paient plus d’impôts sur leurs revenus faibles.

Discussions (N.B.: les discussions, moins faciles à prendre en notes, sont résumées à grands traits):

Le présupposé selon lequel il faut avoir de l’argent pour être libéré-e n’est pas suffisamment interrogé par l’ouvrage. Accéder à l’emploi salarié, c’est peut-être rompre avec la dépendance à l’égard d’un mari, mais pas à l’égard d’un patron.

Faut-il des crèches ? C’est un bonne solution intermédiaire, mais cela n’interroge pas la répartition des taches. Cela consiste à socialiser des tâches que devraient effectuer l’autre parent, sans forcément agir sur le temps de travail total des femmes.

II. des inégalités de salaire à la valorisation des métiers féminisés [inégalités de salaire et métiers du care]

Constat des inégalités de salaire : les filles réussissent mieux à l’école, avec une inversion récente, mais les inégalités salariales demeurent. Au niveau global, 27 % inférieure à celle des hommes. Facteurs : temps partiel, moins de promotions, emplois différents. Plus de 50 % des métiers sont exercés par au moins 80 % d’hommes ou de femmes. Les métiers les plus féminisés sont les moins qualifiés et les moins rémunérés. À égalité de qualification, on arrive à une discrimination pure de 6 à 11 %.

Pourquoi ces différences et quels moyens pour agir ? La dimension juridique est insuffisante, et les mesures sont peu mises en place, car non-contraignantes, sans sanctions. Les mesures sont très peu appliquées.

On axe sur la différence entre les métiers féminisés et les métiers très masculins : les métiers féminisés sont dévalorisés et peu qualifiés. Cela résulte d’une pression sociale à la réussite inférieure, qui les conduit à se diriger vers des emplois moins valorisés. Inversement, les métiers plus féminisés sont moins valorisés et moins payés parce qu’ils sont exercés par des femmes.

Les employeurs ont longtemps considéré l’économie du care comme des métiers résultant d’une nature et non de compétences. Cette absence de reconnaissance-là est aussi liée à la faiblesse syndicale dans ce pan de l’économie : au début du XXè siècle, le pouvoir syndical des ouvriers est important et permet des évolutions plus rapides. La faiblesse syndicale est liée au manque d’avancées sociales.

En toile de fond du manque de reconnaissance du travail féminin, c’est qu’il est considéré comme un salaire d’appoint pour les hommes. Il a été donc établi dans les conventions collectives un barème qui fixait le salaire des femmes avec un plancher par rapport au salaire de l’homme, mesure supprimée dans les années 40.

Au Québec dans les années 90, les femmes se sont battues pour la question de la valeur égale du travail, pour une équité salariale quel que soit le poste : dans un hôtel, un portier était payé plus qu’une femme de chambre – on refuse cette situation. D’une façon générale, pour un même niveau hiérarchique, les compétences techniques sont valorisées, alors que les compétences relationnelles sont totalement invisibles ou naturalisées.

En 2011, 3,6 millions de travailleurs pauvres : 75 % de femmes.

Quel modèle d’égalité ? On part du postulat qu’il faut une égalité dans la sphère professionnelle pour avoir une égalité dans la sphère domestique. On propose une politique volontariste : égaliser le congé parental (1 an réparti en 6 mois et 6 mois, et mieux rémunéré), augmenter les salaires des femmes de 5 %, évaluer les qualifications sans biais sexistes, sanctionner les entreprises qui ne pratiquent pas l’égalité salariale, avoir une meilleure formation des enseignants à l’égalité, développer la mixité des emplois.

Discussion:

L’ouvrage parle du congé parental mais jamais du congé paternité, qui dure actuellement 11 jours contre un congé maternité très long (variable en fonction du nombre d’enfants). On rappelle que l’idée d’un congé paternité obligatoire reste une proposition du MEDEF (de Laurence Parisot plus exactement). Alors que le congé parental s’adresse aux deux parents, le congé maternité est spécifique à la personne qui accouche, tandis que le congé « paternité » (même s’il peut être pris par l’autre mère) reste globalement sexo-spécifique.

III. Du temps pour vivre : un projet émancipateur

Constat : il y a un sentiment partagé d’un besoin de disposer de davantage de temps hors-travail. On affirme la nécessité d’appréhender la question de façon globale, à partir de temps vécus de façon différenciée par les hommes et les femmes. Le temps partiel est la pire réponse possible pour les salariés. Enfin, on étudie la RTT (réduction du temps de travail).

On replace ce besoin de disposer de plus de temps dans le cadre de temps vécus différenciés : les femmes sont pénalisées par l’organisation générale de leur temps car elles doivent prendre en charge un ensemble de tâches qui ne sont pas organisées par la collectivité (domestiques, familiales, organisation globale et logistique, prise en charge des proches dépendants).

En 2010, les femmes de 15 ans et plus passent en moyenne 3h52 par jour aux tâches domestiques, les hommes 2h24, soit environ une heure et demie de différence. C’est déjà le cas pour les femmes célibataires / hommes célibataires, cela s’aggrave quand on se met en couple, puis encore quand il y a des enfants.

Il y a une spécialisation entre les conjoints : les hommes prennent en charge des tâches plus valorisantes (créativité, jeux avec les enfants), par opposition aux tâches répétées.

L’accès des femmes à l’emploi aurait eu un effet bénéfique, mais en fait on a une situation de double journée, jamais interrogée dans la réflexion sur le temps partiel, qui utilise comme argument le fait que cela permettrait aux femmes de « concilier », sans prendre en compte l’inégale répartition.

Critique du travail à temps partiel : c’est très bénéfique pour les entreprises, mais pas pour les femmes. L’argument en faveur du travail en temps partiel serait de lutter contre le chômage. Effectivement, dans un premier temps, les femmes ont été moins touchées que les hommes par la crise sur le plan du chômage, mais cela cache des situations de sous-emploi – les femmes servent d’outil pour assurer de la flexibilité aux entreprises. En 2009, le chômage des femmes redevient supérieur. La présentation est hypocrite : le temps partiel n’offre pas de souplesse aux femmes, mais aux entreprises, qui profitent de l’inégale répartition.

Le temps partiel est souvent une norme dans certaines professions (femmes de ménage, caissières), avec une absence d’évolution de carrière. On compare avec le chômage technique, qui donne lieu à une indemnisation, alors que les temps partiels ne sont pas protégés : on peut être obligé de l’accepter, sans indemnisation. En résultent des horaires très disparates (le matin puis le soir par exemple), qui ne permettent pas d’assumer les tâches familiales de toute façon.

Au contraire on présente la RTT comme un levier d’émancipation. Dans les années 80, le patronat étend le sous-emploi par la précarisation et le développement du temps partiel. Cela pénalise surtout les femmes salariées.

On analyse les enseignements des 35h pour penser une proposition de réduction du temps de travail, à partir des lois Aubry. Cela s’est accompagné d’exonérations, donc à coût constant pour le patronat, mais sans exigences d’embauche de leur part en contrepartie. Il y a en même temps des accords de branche qui ont limité l’intérêt de la loi.

On a de plus une intensification du travail et une dégradation des conditions de travail (à l’hôpital par exemple). La dimension du genre n’a pas du tout été prise en compte. Le bilan est que le 35h ont renforcé des inégalités préexistantes : pour les non-qualifiés, une annualisation et donc une perte des heures supplémentaires. Globalement, il y a une satisfaction de la RTT, notamment les femmes-cadres. Cela a permis des créations d’emploi, mais on aurait pu espérer beaucoup plus. Il aurait fallu accompagne la RTT d’obligations d’embauche et d’interdictions diverses.

La réduction du temps de travail met à mal la logique capitaliste : si elle supprimait le chômage (remarque: mais peut-on simplement partager le travail entre tout le monde ? Faut-il plus de croissance pour plus d’emplois? C’est un débat économique important) en arrivant au plein emploi, le capitalisme n’aurait plus le chômage comme levier de pression. Le capitalisme conçoit le travail comme un contrat individu / entreprise ; la RTT permet de repenser ce format en donnant une plus grande force de négociation collective.

La réduction du temps de travail s’inscrit aussi en rupture avec la logique productiviste (elle implique de réfléchir au modèle de croissance). Présupposé : la technique permet de libérer de la pénibilité ; mais elle doit simplement permettre l’amélioration des conditions de vie sans donner lieu à une course à la croissante. C’est l’intérêt des personnes qui doit primer. Cela permet aussi une prise en compte de la question écologique.

Le « revenu d’existence » (remarque: on ne comprend pas bien si l’ouvrage désigne cette proposition dans sa version libérale ou dans sa version « de gauche ») est écarté. Ce type de revenu serait une béquille de la logique capitaliste, mais pas une remise en cause. Les 35h n’ont pas entraîné d’évolution notable dans la répartition des tâches (à part un temps plus grand passé avec les enfants), car il n’y a pas eu de réflexion sur le genre. Une politique volontariste d’éducation non sexiste est nécessaire. Il faut revaloriser le travail féminisé et prendre en compte le travail domestique.

La RTT engage le problème de la retraite : les temps partiels influent sur la retraite, et la retraite des femmes environ 2 fois inférieure à celle des hommes. La durée légale de la cotisation est différente pour les hommes et les femmes, ce qui entraîne des décotes supérieures pour les femmes. La retraite devrait être au moins égale au SMIC.

Faudrait-il intercaler des périodes de travail avec des congés sabbatiques, pour faire autre chose ? L’ouvrage pense que c’est utopique, mais qu’une réduction du temps de travail permettrait la même chose.

Discussion:

Le revenu de base : revendication qui peut être aussi bien libérale que d’extrême-gauche. Pour d’autres (Friot), c’est une béquille du capitalisme (il faut travailler pour que ça marche), alors qu’un salaire à vie permettrait de déconnecter le salaire de l’emploi.

IV. Les luttes féministes : pour un nouvel imaginaire social

Le féminisme va contre la logique capitaliste et néo-libérale. Il faut construire un récit autour de certaines luttes. Il y a des échos possibles entre les grands mouvements de résistance. On souligne les importances de certaines valeurs portées par le féminisme comme le lien social. Ce mouvement de libération des femmes étaye un mouvement plus général de libération. En intervenant sur des activités féminisées, on change aussi le regard porté sur ces activités.

S’il y a des transformations dans la sphère publique sur le plan de l’égalité H/F, cela aura des répercussions sur la sphère privée. Il y a du sexisme dans la représentation politique : seulement 21,8 % de sénatrices. La loi sur la parité a fait avancer les choses mais il y a des contournements, non sanctionnés, par les partis. Dans les syndicats, il y a des initiatives, mais comme le féminisme est considéré comme annexe, il n’y a pas de ligne d’action fixée.

L’outil idéologique féministe se situe dans un contexte général où la proposition d’un projet social en rupture avec le néo-libéralisme est invisible dans l’espace public et médiatique actuel. D’où l’enjeu de se saisir de la parole médiatique, pour ne pas continuer à véhiculer les messages de l’idéologie dominante. Les représentations sont très ancrées et difficiles à changer ; même les personnes en lutte, sans consentir à leur domination, ne peuvent pas en permanence lutter et doivent faire des compromis.

Quelles pistes ? L’exemplarité des militants ; ne pas hiérarchiser les luttes ; instruments de mesure pour rendre visible les dominations – notamment chiffrer le travail domestique (cf. étude de l’INSEE, entre 300 milliards et 1300 milliards d’euros).

Sur l’accès au pouvoir, on a deux positions: 1. une critique du pouvoir tel qu’il est exercé actuellement. 2. les paritaristes qui considèrent qu’il faut prendre la moitié du pouvoir. Des mesures en vue d’une voie médiane ont été expérimentés dans les syndicats ou certains partis : limitation des mandats, contrôle des révocations, etc.

On aborde enfin la question du déterminisme : il ne faut pas dissocier liberté et égalité. Le discours sur la libre-détermination responsabilise les opprimés, divisant les personnes dominées pour mieux régner.

Discussion:

Les participant-e-s ont trouvé que même si l’ouvrage affirmait qu’il ne fallait surtout pas hiérarchiser les luttes, tout restait axé sur le capitalisme. Le sentiment était que non seulement la lutte féministe était hiérarchisée à la lutte anticapitaliste, mais que d’autres oppressions importantes n’étaient absolument pas mentionnées (juste une brève mention sur le fait que les métiers très féminisés ou ceux du care sont principalement exercés par des femmes racisées).

Quelques réflexions sur l’ouvrage en général:

Les participant-e-s ont en général regretté que le salariat ne soit jamais directement mis en question: tout est ordonné à l’idée d’un équilibre dans le rapport de force entre patronat et salarié-e-s, avec certes une importance accrue du secteur public. L’emploi est décrit comme une nécessité, sans être interrogé. La perspective reste donc peu radicale. Le modèle proposé s’appuie sur le cadre politique d’un État centralisé et très présent, une conception qui ne fait pas l’unanimité parmi les mouvements politiques anticapitalistes.

De même, la question des indépendants et de leur exploitation spécifique, hors du salariat, n’est jamais abordée. Or, professions libérales, auto-entrepreneurs, agriculteurs bénéficie souvent du travail gratuit d’une conjointe, sans rémunération ni protection propre, et hors du cadre stricte de la « répartition des tâches » (la majorité des tâches agricoles dans le monde sont prises en charge par des femmes dans le cadre familial alors qu’elles possèdent rarement les terres par exemple).

Enfin, même si ce modèle reste en effet majoritaire, la question du travail est posé en présupposant l’inscription de la salariée dans le cadre d’une famille nucléaire, hétérosexuelle, avec des enfants. Il aurait été possible d’apporter plus de nuances.

Bibliographie complémentaire

Sur l’articulation des luttes anticapitalistes et féministes

– Sur cafaitgenre, une brève analyse du slogan « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes »

– Christine Delphy, « Nos amis et nous », reproduit sur le site lmsi, cet article de 1977: elle y dénonce la volonté de nombreux « intellectuels de gauche », qui se présentent comme les alliés des féministes, de contrôler les luttes féministes pour conserver leurs privilèges et éviter d’interroger leur propre position de pouvoir.

– Christine Delphy, L’ennemi principal: les deux tomes de L’ennemi principal, ouvrage majeur du féminisme matérialiste, sont disponibles en BU Diderot. Le premier tome, « L’économie politique du patriarcat » est plus directement lié à la question du travail des femmes.

– un billet d’Uneheuredepeine, « Genrer le capitalisme », sur la place de la masculinité dans le capitalisme.

– L’article « Feminist economics », en anglais, sur Wikipédia, qui synthétise un grand nombre de problématiques.

Pour un regard politique sur les « tâches domestiques »

– Christine Delphy, « Le « travail ménager », son « partage inégal » et comment le combattre »: reproduit sur le site lmsi, ce long article (six parties, toutes passionnantes) fait le point sur cette question et critique la façon dont elle est habituellement abordée en réintroduisant le concept de « travail domestique » central dans le féminisme matérialiste.

– Danièle Kergoat, Se battre, disent-elles: disponible en BU Diderot, il s’agit d’une réflexion sur la place des femmes dans l’organisation du travail productif et reproductif. Le travail de Danièle Kergoat articule les rapports de classe, de genre, et les rapports Nord/Sud.

– Mona Chollet, Chez Soi, « Métamorphoses de la boniche », disponible gratuitement en ligne sur le site de l’éditeur Zones (mais à acheter ou offrir!). La question du revenu de base et du temps disponible sont également abordées.

– un billet de Uneheuredepeine sur la proposition du FN d’un salaire parental, qui dirige vers une étude de Philippe Alonzo sur le travail des caissières

Croissance et réduction du temps de travail

– une interview de Dominique Méda à l’occasion de la sortie de son ouvrage La Mystique de la croissance, qui défend la nécessité d’une nouvelle réduction du temps de travail.

Sur la notion de care

– Joan Tronto, Un monde vulnérable: pour une politique du « care » et Le risque ou le « care »? disponibles en BU Diderot.

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