Charte d’adhésion

L’objectif principal de l’association est de créer des espaces dans lesquels chacun⋅e puisse intervenir sans se sentir mis⋅e en danger. Créer ces espaces nécessite que chaque adhérent⋅e reconnaisse l’existence de différentes oppressions dans la société, et s’efforce d’en tenir compte au sein de l’association.

1. L’adhérent⋅e reconnaît l’existence d’une oppression, le sexisme, exercée à l’encontre des femmes (personnes assignées à la naissance comme femmes, désignées ou se définissant comme telles). Elle-il reconnaît que le sexisme s’articule à d’autres oppressions, telles que l’hétérosexisme, le cisexisme, le racisme, le classisme, le validisme et l’intolérance religieuse. Le féminisme ne doit en aucun cas servir à justifier de telles oppressions.

2. Ne seront pas acceptés dans le cadre de l’association, de ses discussions, ou de ses événements les comportements suivants :

– Tout propos ou comportement sexiste :

  • Insultes directes ou indirectes.
  • Injonctions liées au genre (normes corporelles, vestimentaires, comportementales, amoureuses et sexuelles).
  • Négation, mise en doute ou culpabilisation des propos ou témoignages de victimes de violences sexuelles.
  • Remise en question du libre choix des femmes, notamment concernant leur sexualité, leur volonté d’avoir ou non des enfants, de poursuivre ou non une grossesse.
  • Propos participant à la stigmatisation des prostitué⋅e⋅s.

– Tout propos ou comportement hétérosexiste :

  • Insultes directes ou indirectes et comportements homophobes (à l’encontre d’hommes ou de femmes) ou biphobes.
  • Généralisations sur l’homosexualité ou la bisexualité.
  • Affirmation de la supériorité d’une sexualité / vie sentimentale sur une autre.
  • Négation de la singularité et de la réalité de l’oppression qu’elles / ils subissent.

– Tout propos ou comportement transphobe.

– Tout propos ou comportement classiste, raciste ou relevant de l’intolérance religieuse.

– Tout propos ou comportement capacitiste* ou psychophobe*.

3. L’adhérent⋅e accepte que la parole soit répartie de manière équitable entre les membres: lors des réunions publiques la parole est distribuée par les organisateurs ou organisatrices qui privilégieront celles des personnes subissant une oppression / discrimination sur laquelle porte, directement ou indirectement, la discussion.

*capacitisme: oppression qui s’exerce à l’égard des personnes ayant un handicap.

*psychophobie: oppression qui s’exerce à l’égard des personnes souffrant de maladies psychiques.